Robert Franck : «Il doit rester quelque chose à faire pour le spectateur.»

Si je fais appel à vous, c’est que :

•    Je crois que toute œuvre s’adresse aux autres. Et que sans cela elle n’existerait pas.
•    Il est douloureux de décider qu’une image est finie ; vous lui donnez un sursis.
•    Je pense que l’art est fondamentalement parasitaire : attente, métamorphose et échanges pour une survie de l’esprit*.

Pour atteindre leur forme finale, la plupart de mes séries récentes dépendent du spectateur et de sa participation.

Ainsi, lors de ma performance à Supervues 2013, j’ai invité chacun à se mettre un quart d’heure dans la peau d’un psychanalyste, alors que j’associais librement sur ma vie tressée à celle de l’homme aux loups. Au cours du week-end, huit néo-analystes eurent ce courage pour des moments réciproquement bouleversants, qui ont permis de mettre à jour le dossier médical de Sergueï Constantinovitch Pankejeff.

Actuellement, pour mes vanités en pièces, j’attends vos réponses à cette question: « A quelle part de vous-même avez-vous renoncé pour de l’argent ? ». Je l’incrusterai dans une vanité de votre choix, afin de donner à celle-ci une fonction mémorielle.

Plus légers, les baisers ensablés reçoivent les photographies que vous ferez, sur les plages du globe, d’empreintes dans le sable de corps enlacés.

Sur Facebook, "Poétique de l'EdgeRank", le projet mené de concert avec Marion Zilio, attend vos captures du fil d'actualité, lorsque celui-ci - organisé par l'architecture algorithmique de l'EdgeRank - fait des associations dissonantes, drôles, ou élégantes.

J’espère aussi vos témoignages au sujet d’œuvres qui auraient marqué votre vie ; une des rubriques de cette rosace les relaiera tels quels, sous une forme éventuellement anonyme.

 

*cf mon texte « protozoart »